top of page

Salmis de palombes
Un repas de seigneurs

palombe.org - Recette du salmis de palombe
palombe.org - Recette du salmis de palombe
palombe.org - Recette du salmis de palombe
palombe.org - Recette du salmis de palombe
palombe.org - Recette du salmis de palombe
palombe.org - Recette du salmis de palombe
palombe.org - Recette du salmis de palombe
palombe.org - Recette du salmis de palombe
palombe.org - Recette du salmis de palombe
palombe.org - Recette du salmis de palombe
Les ingrédients

Pour 6 palombes, il vous faut :

- Huile 

- Farine

- Sel + poivre

- 1 oignon

- 1 échalote

- 2 feuilles de laurier

- Branches de tin

- 1/2 gousse d'ail

- 3 poireaux

- Carottes

- 250 gr de champignons de Paris (ou Cèpes)

- 3 carré de chocolat

- 1 cube de bouillon de bœuf

- 3 bouteilles de vin rouge ( Bergerac, Fronsac, Côte de Bourg...)

La méthode

Création de la marinade :

- Préparer les palombes - plumer - vider - passer à la flamme pour enlever les dernières plumes.

Couper tête pattes et la moitié des ailes qui sont à jeter.

- Couper 1 oignon blanc par la moitié.

- Préparer 2 feuilles de laurier.

- Découper 3 branches de poireau avec des morceaux de 2.5 cm.

- Découpe de carottes avec des morceaux de 1.5cm jusqu'à remplir une assiette.

- Couper une échalote de façon grossière.

- Préparer 3 bouteilles de vin rouge. Personnellement je choisi de l’appellation Cahors.

Dans un "toupin" suffisamment conséquent, mélanger les palombes avec le vin et tous les ingrédients ci dessus.

Refermer le "toupin" et laisser reposer pendant 24 heures pour que la marinade se réalise.

24 heures après la marinade :

- Sortir les palombes de la marinade et les faite rissoler avec un peu d'huile et de la farine (qui permettra d'épaissir la sauce). Les palombes doivent changer de couleur.

- Faire le tri dans la marinade. Conserver uniquement les carottes + l'oignon + l'échalote

- Découper les palombes par la moitié.

- Remettre les plombes dans le "toupin" et rajouter un petit peu de farine.

- Lancer la première cuisson a feu doux pendant 1 heure.

Après la première cuisson :   

- Faites revenir à la poile avec un peu d'huile 250 gr de champignons de Paris. (Si vous disposez de quelques cèpes, ce sera mieux que les champignons de Paris).

- Préparer un demie gousse d'ail coupé assez fin.

- Préparer un carré de bouillon de bœuf.

- Rajouter dans le "toupin" les champignons de Paris cuit + 3 carré de chocolat noir pour épaissir la sauce

+ l'ail découpé + le carré de bouillon de bœuf.

- Saler et poivrer et bien mélanger le salmis.

Cuisson mijoté

- Faire mijoter à feu doux pendant 45 minutes 1 foie par jour, pendant 5 jours d’affiler.

Le secret du ​salmis de palombes est de le faire mijoter à feu doux pendant plusieurs jours, jusqu'à ce que le vin s'évapore à 75% (il faut conserver du jus) et que la viande des palombes se défasse des carcasses. Les carottes vont donner ce petit goût sucré. La sauce, elle, est suffisamment épaisse avec l'ajout de la farine et du chocolat.

Avant de servir pour dégustation, faites réchauffer la sauce et mettre une cuillère d'Armagnac 1/2 heure à l'avance.

Préparez vous une ou deux pommes de terre vapeur pour accompagner avec ce plat

de roi. Des pattes tagliatelles peuvent aussi faire l'affaire.

Bon appétit !

Voici une très belle collection de cinq profils qui capturent la diversité et les nuances des acteurs de la palombière

en chasse traditionnelle :

  1. Le Débutant (L'Apprenti)

  2. Le Poète (Le Convivial)

  3. Le Dilettante (Le Rêveur)

  4. Le Confirmé (L'Artisan)

  5. L'Expert (Le Puriste/Le Gardien)

palombe.org.jpg

Le Débutant (L’Apprenti)

 

Lui c’est le chasseur observateur qui vient découvrir ce mode de chasse ancestral, il doit être attentif, observer et poser beaucoup de questions.

En général il cherche à apprendre et à comprendre comment s’organise une palombière.

Quand on le forme à la montée et à la descente des appeaux, il fait attention et il est méticuleux car il a envie de bien faire,

En règle général, le débutant est un bon apprenant qui écoute ce qu’on lui enseigne mais tout dépend de la qualité de son maître d’enseignement. Car ce dernier, a un rôle crucial dans la transmission de ce savoir-faire ancestral.

salmis de palombe à la palombière
Salmis de palombes
Le plat préféré du
poête

Le Poète (Le Convivial)

 

Lui est un chasseur qui connaît un peu la chasse à la palombe ou plutôt qui survol le concept d’une palombière.

Il sait monter et descendre les appeaux sans trop faire d’erreur. De temps en temps il participe au nourrissage des appeaux, mais son implication s’arrête la. Il ne connaît pas les contraintes de la gestion d’une palombière.

Lui, ce qui l’intéresse c’est la convivialité et chasser l’entrecôte. Si par cas il a possibilité de ramener un couple de palombe, c’est le bonheur !

En somme, le Poète est celui qui vient chercher l'ambiance, le cadre, et l'amitié, la chasse étant un agréable prétexte.

Couloir de palombière

Le Dilettante ( Le Rêveur)

 

Lui c’est le chasseur qui vit dans le rêve de la chasse à la palombe. Il croit tout savoir sur le sujet mais au final par manque de temps il ne peut pas entretenir sa palombière correctement au fil des mois. Donc, quand la migration commence, il est toujours avec marteau et des pinces dans les mains, en train d’effectuer des bricolages à droite à gauche.

Malheureusement sa palombière en extérieur est à l’image de sa dilettance : couloirs non entretenus, réglages approximatif des mécaniques, sol mal entretenu, arbres non élagués… bref une palombière en mode délabrée.

Mais pour lui, tout cela n’est pas grave, il s’éclate dans ses rêves en imaginant poser des gros vols de palombes qui se posent malgré le grincement des mécaniques, les palombes qui se pendent et la cabane non camouflée. Pour lui le bonheur est dans le rêve.

Ce profil rappelle que la chasse à la palombe est autant une affaire de patience et de travail préparatoire qu'une affaire de chance et d'observation !

LA GARDE.jpg
La palombière dans le brouillard

Le Confirmé ( L’Artisant)

 

Lui c’est le chasseur passionné qui connaît très très bien sa palombière. A la différence des autres, il a travailler tout au long de l’année pour améliorer et bichonner sa palombière. Il en maîtrise tout les réglages des appeaux, il a fabriqué ses propres mécaniques, il a procédé aux agencements de la cabane. A sa garde, il maîtrise sur le bout des doigts les réglages de sémérage, il sait dresser les pigeons sur fil, et il met tout en œuvre pour que le sol ou il y a les filets soit le plus accueillant possible pour faire poser les belles bleues.

C’est un chasseur de palombe méticuleux.

Ce portrait met en lumière que la réussite dans cette chasse réside dans la préparation, l'ingénierie et le dévouement constant, faisant du Confirmé le véritable artisan de la pose.

Filets avec ressorts pour chasse à la palombe.
Le sol avec ses filets

L’Expert (Le Puriste / Le Gardien)

 

Lui, c’est le chasseur sans fusil, le vrai puriste qui chasse uniquement au filet. Il est totalement habité par sa passion, Bien évidemment c’est un chasseur de palombe confirmé, mais encore plus que ça. Il connaît toutes ses partitions pour roucouler les palombes.

Pendant les journées d’attente de la migration, il tri pois et féveroles pour gaver chaque soir les palombes et se rincer le gosier à l’armagnac pour désinfecter. Sinon, il prépare le mélange d’aliments pour gaver les palombes à la seringue.

La palombe, c’est son oiseau préféré, il le connaît par cœur. Il connaît les moments de migration en étudiant les quartiers de lune. Ses palombes sont en volière, il les élève avec affection pour la reproduction. Elles sont apprivoisées au fil du temps et de patience.

Après chaque saison de chasse, il relâche une partie de ses palombes qui lui ont servi d’appeaux.

Pour ce chasseur expert, la chasse à la palombe c’est son mode de vie qu’il transmet à sa descendance. L’essentiel est de respecter cet oiseau tout en prenant du plaisir.

Ce portrait est celui d’un véritable gardien de la tradition et de l'oiseau lui-même. Il est l'incarnation de l'harmonie entre la tradition, l'art de la chasse, et le profond respect de la nature. Il est le point culminant de l'apprentissage et du dévouement.

Rédaction :

Jean Noel Téchené

bottom of page